S'évader sans (trop) alourdir son bilan carbone

Extrait de l'article Partir autrement issu du magazine hors série l'Express paru le 5 juin 2019.

"Pour satisfaire les vacanciers soucieux de se tourner vers un tourisme <raisonné>, les professionnels du secteur s'organisent, multipliant les offres et initiatives respectueuses de l'environnement [...]

[..] Selon le rapport annuel sur l'écotourisme du site Booking.com, publié le 77 avril dernier, 76% des Français souhaitent la mise en place rapide de solutions durables en matière de tourisme écoresponsable. Et, toujours d'après cette enquête, si 55 % des voyageurs internationaux sont prêts à s'engager dans des actions plus respectueuses de l'environnement pendant leurs congés, ils affirment manquer cruellement de connaissances et d'options intéressantes pour agir selon leurs convictions. Vers quel professionnel se tourner ? À quel label se fier ? Comme pour tous les autres domaines de la consommation, les Français ont besoin de transparence. Or les sites de réservation touristiques ne communiquent pas sur l'impact environnemental. Impossible par exemple de comparer deux hôtels pour savoir lequel est le plus écologique. Le risque est ainsi grand de se laisser séduire par le green washing (écoblanchiment), stratégie consistant pour une entreprise à mettre en avant des arguments écologiques et se forger ainsi une image écoresponsable, tout en ne pratiquant pas 1e tri sélectif ou en multipliant les bouteilles en plastique par exemple.

Inadmissible pour les consommateurs engagés. Pour éviter les mauvaises surprises, l'éditeur de logiciels BetterflyTourism accompagne les professionnels du secteur dans la mise en place de l'affichage envitonnemental."

Découvrez la totalité de l'article du magazine hors série "La France grandeur nature. Le Guide de vos vacances d'été" sur l'engagement des hôtels à travers l'affichage environnemental.

Je télécharge l'article complet de l'Express 5 juin 2019


Les restaurants vendéens s'engagent dans la lutte anti-gaspi

Le lundi 6 mai dernier a eu lieu au Casino Joa des Pins aux Sables d'Olonne la rétrospective sur la démarche d'accompagnement à la réduction du gaspillage alimentaire dans la restauration en Vendée. L'occasion pour les restaurateurs et partenaires vendéens de se retrouver autour de cette thématique et d'échanger ensemble sur un premier bilan.

Des partenaires et des restaurateurs mobilisés

En 2018, l'UMIH 85 (Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie) en partenariat avec le groupement de collectivités réunies au sein du programme des Territoires Zéro Déchet, Zéro Gaspillage du littoral vendéen ont choisi 5 établissements volontaires afin de les aider à lutter contre le gaspillage alimentaire : Les Quatre Vents à l'Epine, Le Relais du Gois à Beauvoir-sur-Mer, Flunch à Saint-Hilaire-de-Riez, Les Cabines à Saint-Gilles-Croix-de-Vie et le Comptoir Joa aux Sables d'Olonne.

Betterfly Tourism a été chargée d'accompagner ces professionnels de la restauration dans cette démarche à travers un diagnostic des déchets organiques et l'identification d'actions d'amélioration, à travers l'outil logiciel Edgar®.

Grâce à cette démarche, 4 guides adaptés aux principales typologies de restauration ont été élaborés afin d'aider à lutter contre le gaspillage alimentaire, à savoir la restauration traditionnelle, les hébergements avec restauration, les cafétérias et les crêperies.

Ces guides anti-gaspi sont téléchargeables gratuitement sur le site de l'UMIH 85, via le lien suivant : http://www.umih85.fr/formations/lutte-contre-gaspillage-alimentaire

Lutter contre le gaspillage alimentaire est rentable !

Lors de cette rétrospective, le Chef Cuisinier du Comptoir Joa aux Sables d'Olonne, Monsieur Fontes a témoigné de la mise en place de cette démarche. Ainsi, le restaurant estime qu'en réduisant son gaspillage alimentaire il peut économiser 15 000€ sur une année soit 0,30€ par couvert.

Betterfly Tourism a accompagné sur site le chef et son équipe en réalisant des pesées des déchets organiques, en analysant leur provenance et en identifiant les bonnes pratiques à mener pour les réduire. Ainsi, de nombreuses actions ont pu être mises en place rapidement que ce soit sur la réutilisation du pain (en croutons, en farine de pain pour des cookies ou des madeleines...) ou sur un calibrage plus adapté des portions des assiettes.

D'après le chef Didier Fontes, les points forts de cette démarche sont sa facilité et sa rapidité de mise en place, la réalisation d'économies importantes, la réduction du gaspillage alimentaire du restaurant, et l'implication de son équipe autour de ce projet fédérateur et plein de sens permettant de créer une dynamique positive. Ainsi, l'équipe a choisi de poursuivre leur engagement en faveur d'une restauration plus responsable avec la mise en place de deux composteurs et prochainement d'un jardin potager en  lieu et place d'un ancien terrain de tennis.

Les professionnels et partenaires présents sont tous tombés d'accord sur l'importance et l'intérêt de cette démarche de lutte contre le gaspillage alimentaire et souhaitent ainsi l'étendre sur le territoire vendéen déjà bien engagé.

Vous souhaitez en savoir plus sur cette démarche ? Contactez-nous notre équipe d'expert au +33 (0)2 40 74 69 24 ou à contact@betterfly-tourism.com.


La charte de l'affichage environnemental validée par l'ADEME

L'affichage environnemental d'un produit ou d'un service permet d'informer les consommateurs sur ses principaux impacts environnementaux calculés sur l'ensemble du cycle de vie du produit ou du service. Une note globale (sous forme d'un barème A,B,C,D,E) permet aux consommateurs de comparer les produits et services entre eux et de faire un choix éclairé au moment de l'achat.

Afin d'homogénéiser le format d'étiquette testé aujourd'hui par les 5 secteurs différents (l'hôtellerie, l'ameublement, le textile, les produits électroniques et alimentaires), l'ADEME a mis en place une charte graphique officielle pour tous les secteurs afin que le consommateur puisse identifier facilement la démarche d'affichage environnemental porté par plus de 200 hôtels, par Décathlon, Casino, Fnac-Darty, la Compagnie Dumas et la Camif.

Les nouveaux visuels sont disponibles dans notre logiciel Winggy, en français et en anglais !


Les campings se mettent au vert avec l’affichage environnemental

Le tourisme méditerranéen représente 220 millions de visiteurs chaque année, soit 32% du tourisme mondial. Avec ses 100 km de côte méditerranéenne, le littoral héraultais constitue un enjeu stratégique pour le département. Il est indispensable de prendre aujourd'hui des orientations liées à sa préservation au vu de sa dégradation environnementale de plus en plus rapide liée à une pression touristique de plus en plus forte.

Une première expérimentation lancée auprès des campings héraultais

Ainsi le Conseil Départemental de l'Hérault souhaite s'orienter vers un tourisme plus durable et a choisi Betterfly Tourism pour une première expérimentation auprès de 5 établissements d'hôtellerie plein air volontaires dans la mesure et la réduction de leurs impacts environnementaux à travers l'étiquette environnementale dans le cadre du projet européen Co-Evolve.

Les campings constituent l'essentiel de l'offre d'hébergement sur le littoral héraultais et ceux-ci sont directement menacés par les conséquences du changement climatique. L'objectif de la région Hérault est de proposer à terme aux professionnels de l'hôtellerie plein air des outils qui leur permettront d'évaluer leurs impacts et de mettre en place des actions concrètes pour réduire leur empreinte environnementale.

La semaine prochaine, les trois premiers campings seront audités : le camping le Bon Port, le camping Aloha et le camping le Méditerranée Plage.


Les innovations au service d'une hôtellerie plus durable

Ces dernières années de plus en plus d'innovations au service de l'hôtellerie sont apparues. Elles permettent de se démarquer et de proposer des services toujours plus performants. Mais quoi de mieux quand ces solutions permettent de rendre votre hôtel plus durable et respectueux de l'environnement, et ce, tout en réduisant vos coûts ?
Voici un panorama des solutions qui nous semblent prometteuses.

Réduire sa consommation d'énergie grâce à des systèmes de plus en plus innovants

Dans le secteur du chauffage, de nombreux systèmes de récupération de chaleur existent.
Parmi les plus innovants, nous avons identifié :

- L'utilisation de la chaleur des égouts (notamment dans les grandes agglomérations)

-La récupération de chaleur des serveurs informatiques

-Des radiateurs numériques qui permettent de se chauffer gratuitement grâce à la chaleur dégagée par des calculs informatiques

Pour le secteur du solaire, la climatisation solaire réversible sans impact CO2 commercialisée par Hélioclim est l'une des dernières innovations les plus prometteuses car elle permet non seulement de se chauffer mais aussi de se climatiser.

Au niveau de l'éclairage, même si l'ampoule LED est une innovation qu'on ne présente plus, celle-ci évolue ! Savez-vous que l'ampoule LED est désormais dimmable, c'est-à-dire qu'elle est compatible avec un variateur ce qui vous permettra d'ajuster la luminosité selon les différents moments de la journée ?

Des technologies digitales au service d'une meilleure gestion de l'eau

La gestion de l'eau est une problématique bien connue des hôteliers et l'optimisation de cette ressource peut passer par des actions simples telles que l'installation de réducteurs de débit, de chasse d'eau double volume ou le remplacement des baignoires par des douches. Pour aller encore plus loin, l'entreprise INMAN propose la douche INSENS qui possède un mitigeur d'eau électronique fournissant de l'eau chaude dès la première goutte évitant ainsi les pertes d'eau. Elle est également équipée de capteurs de présence et se coupe dès que le client s'écarte afin de se savonner.

Des fontaines à eau et des pailles biodégradables pour réduire ses déchets plastiques

La réduction des déchets plastiques en hôtellerie est un véritable challenge car que ce soit au niveau des produits d'accueil, des pailles, des gobelets ou des bouteilles d'eau, le plastique est malheureusement encore trop présent.
Ainsi, les entreprises Aquachiara et Castalie proposent des fontaines à eau micro-filtrée, permettant d'éviter l'utilisation des bouteilles d'eau en plastique.

Pour les produits d'accueil, des solutions existent également : l'utilisation de fibres naturelles telles que le bambou permet permet de proposer aujourd'hui des produits à usage unique 100% biodégradables et compostables tels que les pantoufles de Biofootwear.

Pour les pailles, il est également possible de trouver des alternatives grâce à des pailles biodégradables, des pailles 100% naturelles (Comatec), et même des pailles comestibles à base d'algues (Loliware).

Changer le coton par le bambou !

La gestion du linge représente environ 30% des impacts environnementaux d'un hôtel. Pour réduire vos impacts, optez pour des alternatives au coton telles que le bambou ou le lin qui permettent de réduire l'impact CO2, mais également l'utilisation d'eau et de ressources non renouvelables utilisés dans leurs processus de fabrication.

En optant pour des équipements innovants vous pourrez ainsi agir sur vos différents impacts que ce soit sur l'optimisation de l'énergie, de l'eau ou la réduction de vos déchets !
N'oubliez pas également qu'en informant et formant vos clients et vos collaborateurs aux éco-gestes, vous pourrez également diminuer facilement l'impact sur la planète de votre hébergement touristique.


Betterfly Tourism s'engage dans la lutte contre le gaspillage alimentaire.

En ce 16 octobre, journée consacrée à la lutte contre le gaspillage alimentaire, Betterfly Tourism est fier d’annoncer son engagement en tant que partenaire du Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire (2017-2020) aux côtés du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

C’est aussi l’occasion de vous en dire plus sur nos travaux et ceux de nos partenaires autour du sujet.

Tout a commencé à l’occasion d’un appel à projet de l’ADEME et de la DRAAF sur la réduction du gaspillage alimentaire en Bretagne fin 2014 : Betterfly Tourism et Ma Planète Alimentaire se sont rapprochées pour accompagner les restaurants sur ce thème. Le projet « Moins de Gaspi au Resto » est alors né.

2 ans plus tard, une réelle dynamique s’est mise en place avec à la clé des éléments très concrets :

  • Développement d’Edgar, outil en ligne de mesure et de suivi des déchets alimentaires en kg et en € pour les restaurants
  • Création d’un parcours de formation concret des équipes de restauration pour appréhender, réduire ses déchets alimentaires et communiquer auprès de sa clientèle
  • Mobilisation d’une communauté de professionnels et l’implication dans des groupes de travail en France et à l’international.
  • Enfin, notre engagement dans le pacte avec deux objectifs principaux: participer à la quantification du gaspillage alimentaire dans la restauration commerciale mais aussi soutenir les professionnels dans la mise en œuvre d’actions de réduction via la formation initiale et continue.

Où en est-on aujourd’hui ?

11 restaurants ont déjà été accompagnés par Ma Planète Alimentaire et Betterfly Tourism en Bretagne et plusieurs sont dans les starting blocks. Objectifs, 20 participants d’ici à fin 2017 !

Au-delà de la Bretagne, d’autres restaurants ont souhaité tester la méthode et l’outil, comme le restaurant Barrière Le 85 à Enghien les Bains et le restaurant Madam Bla à Nantes. De nombreux territoires sont également en discussions pour suivre le mouvement. Nous souhaitons d’ailleurs poursuivre l’initiative à Nantes avec des restaurateurs et acteurs du territoire.

A suivre donc !

Quelles sont les premières tendances de résultats ?

Avec une cuisine dite "faite maison" (travail essentiellement à partir de denrées brutes non transformées): 229 g sont jetés pour un coût de 1.94 € par client. Ce qui représente à l'année 3,9 tonnes de biodéchets pour un coût matière de 33 300 € pour un établissement de 17 000 couverts. (*tous biodéchets confondus).

Des actions simples permettent de diminuer de 10 à 20 % le gaspillage alimentaire : ajustement des quantités commandées, conservation des produits, valorisation des produits, formation et sensibilisation du personnel,…

De nombreux salons et interventions sur le sujet

Nos équipes ont pu participer à divers événements et présenter nos projets ou faire avancer les travaux sur le sujet :

- Salons Prorestel, Climate Chance en 2016 et Equip Hotel 2016, où la démarche a été récompensée par le prix Innovation technologique du salon !

- 2 journées « Commerce et environnement » organisées par la CCI à Lorient le 02 octobre 2017 et prochainement à Rennes le 13 novembre 2017

- Universités du Tourisme Durable 2016 et 2017. Lors de l’édition 2017, nous avons pesé les déchets du retour assiette du déjeuner et proposé aux convives de deviner le poids des poubelles. Une bonne façon de sensibiliser de manière ludique et conviviale !

- Animation de la conférence sur les solutions pour gérer les déchets des hébergements touristiques au forum Initiative Tourisme organisé par la CC St-Gilles Croix de vie

Nous avons également été membre du Jury d’un concours en interne sur le thème du gaspillage alimentaire pour le groupe Barrière.

Et ce n’est pas fini !

Ma Planète Alimentaire et Betterfly Tourism interviendront lors de 2 tables rondes au salon Serbotel le lundi 23 octobre à 11h et mardi 24 octobre à 16h prochain sur la thématique des déchets et du gaspillage alimentaire. Nous participerons aussi au Tour de France du tourisme durable organisé par la CCI le 27 novembre à Rennes, avec un mot d’ordre : montrer que réduire ses déchets alimentaires c’est faire de la marge pour les restaurants, et cela de manière non négligeable.


Lancement de l'affichage environnemental des hôtels

Dans le cadre du Salon Mondial du Tourisme 2017, et de l’Année Internationale du Tourisme Durable pour le Développement , le déploiement de l’affichage environnemental a été officiellement présenté aux professionnels du tourisme, institutionnels et journalistes par les partenaires du dispositif et les premiers hôteliers engagés.

La conférence, animée par Edouard Fourdrin de l’ADEME et Hubert Vendeville de Betterfly Tourism,  a permis aux plus curieux de découvrir, ou de redécouvrir, les différentes facettes de ce beau projet, soutenu notamment par Le Ministère de l’Environnement de l’Energie et de la Mer.

Expérimenté depuis 2011, et sur la base du volontariat, l’affichage environnemental est une démarche concrète et complète répondant à une demande des hébergeurs qui souhaitent réduire leurs coûts et leurs impacts, tout en leur permettant de communiquer sur leurs performances environnementales.

D’après la représentante du Ministère de l’Environnement, Alexandra Bonnet, l’affichage environnemental est un moyen de voir émerger de nouvelles normes sociales orientées vers le tourisme durable.

En effet, l’ensemble des porteurs de projets perçoivent l’affichage comme un outil de changement des pratiques de consommation touristiques et permettra, d’après Roland Marion de l’ADEME, d’éveiller la conscience des consommateurs pour avoir un impact positif sur l’environnement, notamment dans le choix de son hôtel.

Compte tenu de l’envergure du projet, Didier Chenet, président du GNI, a souligné que ce n’était pas seulement un investissement financier et personnel  de la part du chef d’établissement, mais un réel travail d’équipe qui devait être engagé au profit de l’optimisation des consommations et de l’engagement durable de l’entreprise.

Le GNI, considère l’importance d’intégrer ces nouvelles « normes volontaires » au secteur et est prêt à porter la bonne parole dans les CFA, afin de sensibiliser en amont les plus jeunes et les nouveaux entrants dans le métier.

En complément, Roland Héguy, président de l’UMIH, a souligné l’engagement des adhérents sur certaines régions, comme l’UMIH Corse qui déploie auprès de 10 hôtels par an l’étiquetage environnemental. Cette démarche s’accompagne également de diffusion de guides de bonnes pratiques sur la réduction des gaspillages (guides publiés par l’UMIH au niveau national).

Pour les parties prenantes, la démarche ne serait pas complète sans une « information fiable, crédible, complète et juste, délivrée aux consommateurs », comme indiqué par Alexandra Bonnet.

Le visuel et le graphisme de l’étiquette environnementale jouent donc un rôle déterminant dans cette transparence attendue.

Validé par le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer et l’ADEME, Hubert Vendeville, président de Betterfly Tourism, revient sur le format conçu pour le secteur hôtelier:

  •  La partie  gauche présente la note de l’hôtel, allant de A à E,  évaluation délivrée suite à l’audit effectué par Betterfly Tourism. La note ne doit pas être considérée « comme une fin mais comme un moyen » de situer son impact environnemental et de suivre l’évolution dans le temps de sa performance. La note finale est une note agrégée sur le modèle des étiquettes énergétiques, bien connues des consommateurs.
  • La partie droite de l’étiquette fournit les caractéristiques chiffrées de l’impact associé à la nuit d’hôtel.

On y retrouve les informations plus scientifiques sur les émissions de gaz à effet de serre, la consommation d’eau, de ressources et le pourcentage de produits biologiques et écologiques utilisés.

Cette partie montre la robustesse et la justesse des informations.

Pour Franck Gervasoni , directeur de l’Hôtel de France  (38): « la note est secondaire, ce qui importe c’est la transparence vis-à-vis du client et d’engager la discussion avec lui ».

En effet, cette information n’est intéressante que si elle est accessible au client. C’est la mission que s’est donnée Réservation en Direct, partenaire du projet de déploiement, qui permet aux hôtels de se référencer à travers le site Fairbooking, site de réservation sans commission, qui présente environ 10% du parc hôtelier en France. Pascal Droux, président de Réservation en Direct précise : « l’objectif pour FairBooking est de mettre à disposition du consommateur un moteur de recherche vert, ayant comme moteur de classement l’étiquette environnementale, une première mondiale et une différentiation forte pour les hôtels et pour le site FairBooking.com».

Interrogé sur l’expérience vécue au cours du projet, Romain Méthivier, directeur de l’hôtel Barrière Le Normandy Deauville, expliquait que malgré les standards de qualité qu’il doit respecter dans son hôtel  5*, il est possible d’engager une vrai démarche durable et éco responsable.

L’étiquetage a permis de mettre en lumière des points auxquels les établissements Barrière n'avaient pas formalisé d’action, comme des températures trop élevées dans les chambres, ou des pertes d'énergie au niveau du chauffage. Le groupe Barrière a également annoncé l'engagement de 2 autres hôtels, Hôtel Barrière Le Majestic et Hôtel Barrière Ribeauvillé, portant à 4 les établissements Barrière dans le projet

De son côté, Philipe Pain a présenté l’engagement de son établissement Le Royal Hôtel dans le projet et les démarches qu’il a dû suivre pour obtenir son étiquette dotée de la note B. Les actions identifiées lors de la visite de Betterfly Tourism lui permettraient  d’économiser environ 10 000 € par an. Philippe Pain a également mis en avant la simplicité du logiciel utilisé, Winggy® que l’hôtelier utilisera pour mettre à jour son étiquette pendant 3 ans.

Ces nouvelles habitudes se substitueront aux anciennes pratiques, et permettront une forte réduction des impacts et une meilleure maîtrise de ses coûts, telles que cités par les hôteliers : installer des réducteurs de débit d'eau, former ses équipes aux bonnes pratiques, préférer les produits locaux ou encore les produits d'entretien écologiques, réduire la température de chauffage de certaines pièces, etc.

Nous pouvons être fiers de l’adéquation de l’ensemble des partenaires à l’affichage environnemental. Il est rare de voir lors du lancement d’un projet une telle fédération d’acteurs, gage, nous l’espérons, d’un futur déploiement massif pour le secteur.

 


Le dispositif d'affichage environnemental des hôtels au Maroc

La conférence Solutions Tourisme Durable au Maroc et son volet consacré au dispositif d’affichage environnemental pour les établissements hôteliers, organisés ce jeudi 10 novembre 2016 à Marrakech, dans le cadre de la COP22, viennent couronner l’engagement des 10 hôtels de la phase pilote de ce projet sur la destination Marrakech.

En effet, le Ministère du tourisme du Maroc a officialisé le projet pilote d’étiquetage environnemental à Marrakech, le 29 septembre dernier, lors d’une réunion de présentation ayant recueilli la participation de l’ensemble des partenaires et établissements impliqués dans le projet.

Engagé depuis plusieurs années sur la voie du tourisme durable, le Maroc a mis en place divers otils alliant à la fois des dispositifs réglementaires – pour inclure des considérations environnementales dans les textes juridiques régissant l’activité touristique – de même que des dispositifs volontaires tels la labellisation/certification ou encore les mécanismes d’accompagnement et de renforcement des capacités.

Afin d’accompagner cette dynamique déjà enclenchée et grâce à un partenariat exemplaire entre le Ministère du Tourisme, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) ainsi que le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Ministère a lancé ce projet pilote qui vise à déployer un dispositif d’affichage environnemental pour les hébergements touristiques à Marrakech, dans le contexte particulier de la tenue de la COP22 du 7 au 18 novembre 2016.

Il est à noter que ce projet s’inscrit dans le cadre de l’International Climate Initiative (IKI) programme qui bénéficie de l’appui financier du gouvernement allemand.

Un panel de 10 établissements d’hébergement touristique ayant répondus à l’appel à manifestation d’intérêt lancé par le Ministère ont été accompagnés par la société Betterfly Tourism, mandatée par le PNUD. Ainsi, il a été décerné aux participants un « certificat de participation à la mise en place d’un dispositif évaluant les performances environnementales des établissements d’hébergement touristique au Maroc ». Un plan d’action individuel de réduction d’impact, et des coûts associés, leur sera également proposé afin de mettre en œuvre des actions d’amélioration à court et moyen terme.

Alors que l’année 2017 a été déclarée année internationale du tourisme durable pour le développement le cas pilote de Marrakech servira d’exemple au déploiement de l’affichage environnemental sur l’ensemble du territoire national au cours de cette même année.

Liste des 10 établissements d’hébergement touristique parties prenantes au projet pilote: Hôtel & Ryads Barrière le Naoura ; Hôtel du golf Palmeraie Resorts ; Hôtel Hapimag Palmeraie Marrakech; Hôtel Tigmiza Suite & Pavillons Marrakech ; Ibis Palmeraie Marrakech ; Kasbah du Toubkal ; Les jardins de la Koutoubia ; Palais Aziza & Spa Marrakech ; Royal Mansour Marrakech; Sofitel Palais Imperial Marrakech.


EVEA Tourisme devient Betterfly Tourism et se déploie à l'international.

Un peu de contexte

Fondée en France en 2011 sous le nom d’EVEA Tourisme, en tant que filiale du cabinet de conseil en éco-conception EVEA, notre entreprise applique les principes de l’analyse de cycle de vie dans les solutions logicielles et les projets que nous développons.

Indépendant depuis 2014, notre mission est d’accompagner les professionnels du tourisme dans la mesure et la maîtrise de leur performance environnementale et économique, tout en créant de la valeur pour leur activité.

Acteur majeur de la transition du tourisme, nous nous engageons à faire passer à l’acte le plus grand nombre de professionnels, grâce à des services et des outils innovants.

Notre ambition est forte : devenir le leader des solutions logicielles en développement durable pour les acteurs du tourisme, en France et à l’international. Nous proposons en effet désormais une suite d’outils adaptés aux acteurs du tourisme qui souhaitent s’engager. Ces outils sont focalisés sur la réduction des coûts de fonctionnement, la réduction des impacts environnementaux et la valorisation des actions auprès des clients.

Notre offre :

  • L’affichage environnemental et la réduction des coûts des hébergements touristiques, à travers l’outil Winggy® (précédemment nommé MALICE®)
  • La réduction du gaspillage alimentaire des activités de restauration à travers l'outil Edgar® (précédemment nommé Moins de Gaspi au Resto)
  • L’accompagnement stratégique des collectivités territoriales par la plateforme en ligne Passeport Vert

Nos ambitions à court et moyen terme:

« Nous allons appuyer notre présence en France, notamment par le déploiement de l’affichage environnemental sur 100 hôtels, ou encore avec le lancement de la démarche Passeport Vert sur plusieurs territoires. En parallèle, nous allons nous ouvrir davantage à l’international avec le déploiement de l’affichage environnemental au Maroc, l’export de nos solutions dans plusieurs pays,… sans oublier notre présence lors de salons d’envergure comme la COP22 (Marrakech), Climate Chance (Nantes) ou encore Equip Hotel (Paris).

La croissance de notre activité pour 2016 sera de l’ordre de 40%. Notre équipe s’est donc étoffée de deux nouveaux collaborateurs pour soutenir notre déploiement à l’export d’une part, et le développement de nos solutions d’autre part. » Hubert Vendeville, Président de Betterfly Tourism.

Pourquoi Betterfly Tourism ?

  • L’effet papillon: notre nom est inspiré de la théorie de l’effet papillon pour souligner l’importance de faire un pas après l’autre, Les effets se cumulent pour un résultat significatif à grande échelle.
  •     La transition du secteur: l’image suggérée du papillon est également une invitation pour le plus grand nombre à entamer sa propre transition, cette transformation vers un tourisme responsable, telle la métamorphose de la chenille en papillon.
  •      Le cycle de vie: derrière l’image du papillon se cache celle du cycle de vie. Nos outils s’inspirent de ce principe, incluant l’analyse des différentes phases de la vie d’un produit ou d’un service.

Conscient aujourd’hui d’être devenu un acteur majeur de la transition du secteur tourisme, nous continuerons à accompagner toujours plus de professionnels dans la mesure et la maîtrise de leur performance environnementale et économique, tout en créant de la valeur pour leur activité.


Lancement de l'étude sur la performance environnementale des spas

Le marché du spa et du bien-être est un marché en pleine croissance qui pèse plus de 73 milliards de dollars dans le monde (données 2012). La France n’échappe pas à cette tendance avec en 2010 plus de 8 800 spas et centres de beauté recensés, la plaçant en seconde position derrière l’Allemagne. Les raisons de cette tendance sont nombreuses : culte de l’apparence, allongement de l’espérance de vie, quête du bien être dans une société de plus en plus stressée, préoccupation croissante pour notre santé…

Si les enjeux économiques sont forts, qu’en est-il des enjeux environnementaux ?

Un établissement de bien-être consommerait par visiteur environ 200 litres d’eau, soit 33% de plus que les besoins quotidiens d’un français (estimé à 150 litres par jour. Cette eau nécessite de l’énergie pour son chauffage et des produits chimiques pour le traitement des piscines. Se rajoutent à cela le linge (+ de 3 serviettes de bain utilisées par client), l’énergie consommée pour le chauffage des locaux et le fonctionnement des différents équipements (sauna, jacuzzi, hammam…). Que représentent réellement ces impacts et comment est-il possible de les réduire ? SPA-A, association des professionnels du bien-être a ainsi lancé avec Betterfly Tourism, la première étude de fond sur le sujet de l’impact environnemental du secteur sur un panel de 15 établissements.

Les objectifs de ce projet collectif sont nombreux:

  • Créer et diffuser un guide de bonnes pratiques environnementales pour la profession, en mettant en avant des solutions innovantes et économiques,
  • Obtenir des chiffres clés pour le secteur, afin de prioriser les axes d’amélioration,
  • Réduire les coûts et les impacts de chaque participant en proposant un plan d’action individualisé chiffré en euros. Cela permettra aux spas d’améliorer leur rentabilité tout en diminuant
    leurs impacts environnementaux,
  • Permettre à chaque spa participant de communiquer auprès de ses clients sur les bonnes pratiques mises en place.

Ainsi, 15 spas seront évalués sur le plan environnemental et économique. Le projet fait participer des spas urbains mais également des spas d’hôtels et des spas de centres de thalassothérapie et de
balnéothérapie. Treize établissements se sont d’ores et déjà engagés à entrer dans la démarche : Spa Fouquet’s Barrière, Spa Resort Ribeauvillé, Royal Thalasso SPA Barriere, Spa My Blend by Clarins, Royal Monceau Raffles, Day spa Clarins de Lille, Spa Club Med de Vittel, Spa Club Med de Valmorel, Spa Thalasso de Deauville (Deep Nature), l’Hôtel Spa Lecoq Gadby, Le Relais Thalasso Ile de Ré , la Thalasso de Pornic (Alliance Pornic) et le spa du Quintessia à Nantes.